Un an après le tremblement de terre au Myanmar, la reconstruction se poursuit sur fond de conflit
Un an après le puissant tremblement de terre qui a dévasté le centre du Myanmar, de nombreuses communautés sont toujours en train de reconstruire leur vie. La catastrophe a fait des millions de morts et laissé d’innombrables familles sans toit, ce qui accroît les souffrances déjà causées par des années de conflit armé. Ces douze derniers mois, le CICR, en collaboration avec la Croix-Rouge du Myanmar et les partenaires locaux, est venu en aide à des centaines de milliers de personnes dans toutes les zones le plus durement touchées. Mais le relèvement prend du temps, en particulier parce que les communautés restent aux prises avec les conséquences du conflit armé en cours.
Dans le village de Kyun Sin, dans la région de Sagaing, Moth Moth Lwin se souvient du moment précis où le sol s’est dérobé sous sa maison. « Pendant le tremblement de terre, une énorme fissure s’est ouverte juste en dessous de notre maison. Elle s’est enfoncée sur une profondeur équivalente à près d’une taille d’homme ».
L’histoire de Moth Moth Lwin reflète la réalité que de nombreuses communautés du Myanmar doivent affronter. Le tremblement de terre a touché des régions déjà mises à l’épreuve par des années de conflit armé, des déplacements et des difficultés économiques. Pour quantité de familles, la vie était déjà précaire bien avant sa survenue, le 28 mars 2025.
Ross Farmery, chef de la sous-délégation du CICR à Mandalay, se trouvait dans la ville lorsque le tremblement de terre a frappé. Dans les heures qui ont suivi, l’ampleur des dégâts est rapidement apparue au grand jour.
« Après le tremblement de terre, les communautés sont restées sans toit. Elles avaient besoin en urgence d’abris, bien sûr, mais aussi de soins médicaux et d’accès à l’eau potable, et il était également essentiel de récupérer les dépouilles humaines et de secourir les personnes toujours coincées. »
Le CICR est intervenu immédiatement, aux côtés de la Croix-Rouge du Myanmar et des partenaires locaux, pour toucher plus de 300 000 personnes dans les zones touchées par le séisme. L’aide consistait en un soutien au logement, des articles ménagers de première nécessité, une aide financière, des fournitures agricoles, de l’eau potable et des dispositifs d’assainissement, ainsi que des soins de santé. Ces activités ont été menées en coordination avec les autorités locales.
Parmi les personnes qui sont intervenues dès les premières heures figuraient des volontaires d’organisations locales formées aux premiers secours d’urgence par le CICR. Ils ont travaillé dans les décombres des maisons et des bâtiments effondrés, dans des conditions difficiles qui ne leur ont laissé aucun répit. Aung Htet Moe, volontaire de l’organisation Myanmar Rescue, décrit ce qu’ils ont trouvé :
« Les personnes que nous avons extraites des décombres présentaient des blessures très diverses. Beaucoup avaient été coincées ou écrasées par la chute de morceaux de maçonnerie et de débris lourds, qui a entraîné des fractures osseuses complexes. Nous avons rencontré une grande variété de cas de traumatismes parmi les survivants. »
Avec l’aide du CICR, environ 70 organisations de la société civile ont été équipées, et près de 1 200 premiers intervenants ont été mobilisés. Pour ces volontaires, le travail revêtait une importance qui allait bien au-delà de l’aspect concret des secours. Aung Htet Moe nous confie ce qui les a motivés dans les moments les plus difficiles :
« Dans une opération de secours, le moment où l’on réussit à extraire une personne et où l’on se rend compte qu’elle est encore vivante, ce moment représente tout pour nous. En tant que secouristes, même si l’on ne tire aucun bénéfice matériel de nos efforts, la simple joie de savoir que nous avons sauvé une vie nous procure une immense satisfaction. C’est tout simplement l’essence même de l’activité de sauvetage. »
Un an plus tard, les signes de relèvement sont visibles partout dans le centre du Myanmar. Les maisons sont réparées. La production agricole a repris et les communautés rétablissent progressivement l’accès aux services essentiels. Pourtant, pour de nombreuses familles, le tremblement de terre a exacerbé les difficultés créées par des années de conflit armé.
Ross Farmery nous fait part à la fois de la résilience dont il a été témoin, et de la réalité à laquelle elle est soumise : « Je suis heureux de constater combien Mandalay et les régions alentour qui ont été touchées, dans le centre du Myanmar, ont rebondi, ce qui démontre la résilience des populations locales. Mais il est important de reconnaître que les communautés étaient déjà fragilisées par le conflit, et que le conflit se poursuit. Le séisme alourdit encore davantage le fardeau qui pèse sur ces communautés. »
Le CICR, aux côtés de la Croix-Rouge du Myanmar et des partenaires locaux, continue de venir en aide aux communautés touchées et intervient pour faire face tant aux conséquences du tremblement de terre, qui se font encore sentir, qu’à la situation humanitaire générale dans tout le pays.
Informations complémentaires :
Francisco Javier Pavon, CICR Yangon, Tél. : (+95) 9 880 918 941, fpavonmolina@icrc.org
Service de presse, CICR Genève, e-mail : press@icrc.org
Durée : À confirmer
Lieu : Région de Sagaing et région de Mandalay, Myanmar (village de Kyun Sin ; hôpital de Tada-U ; sites de sauvetage et de formation au Myanmar)
Langues : anglais, birman
Date de tournage : février/mars 2026
Copyright : CICR – libre de droits
Crédité à l’écran : Mention écrite ou logo du CICR
00h00 – 00h45
Vidéo : village de Kyun Sin, Région de Sagaing. Plans de la maison remise en état de Ma Moth Moth Lwin. Plans larges sur des agricultrices. Gros plans et détails du travail avec les semences reçues du CICR. Moth Moth Lwin se tient à l’extérieur de sa maison et parle face caméra (en birman).
« Pendant le tremblement de terre, une énorme fissure s’est ouverte juste en dessous de notre maison. Elle s’est enfoncée sur une profondeur équivalente à près d’une taille d’homme ». Toute la structure penchait dangereusement en avant. On commençait tout juste à envisager de faire des réparations quand l’aide du CICR est arrivée. Elle nous a permis de faire venir des charpentiers pour redresser et stabiliser la maison. Nous avons aussi loué un tracteur pour transporter du sable et combler cette immense crevasse.
00h45 – 01h25
Vidéo : zones touchées par le séisme dans les régions de Sagaing et de Mandalay - bâtiments effondrés, familles déplacées, communautés vivant dehors. Images d’archives, mars-avril 2025. Plans des équipes du CICR sur le terrain : distribution d’articles ménagers, de matériel pour les abris, d’eau et de dispositif d’aide pour l’assainissement.
Ross Farmery, chef de la sous-délégation du CICR à Mandalay, s’adressant à la caméra, à l’extérieur de l’hôpital de Tada-U, dans la région de Mandalay (en anglais) :
« Après le tremblement de terre, les communautés sont restées sans toits. Elles avaient besoin en urgence d’abris, bien sûr, mais aussi de soins médicaux et d’accès à l’eau potable, et il était également essentiel de récupérer les dépouilles humaines et de secourir les personnes toujours coincées. »
01h25 – 02h05
Vidéo : premiers intervenants volontaires arrivant sur les sites de sauvetage, travaillant dans les décombres, extrayant des survivants. Gros plans sur les blessures qui sont en train d’être stabilisées sur place. Remise de matériel par CICR : civières, trousses de premiers secours et fournitures médicales distribuées aux premiers intervenants.
Aung Htet Moe, volontaire de l’organisation Myanmar Rescue, parle face caméra (en birman) :
« Les patients que nous avons extraits des décombres présentaient des blessures très diverses. Beaucoup avaient été coincés ou écrasés par la chute de morceaux de maçonnerie et de débris lourds, qui a entraîné des fractures osseuses complexes. Nous avons rencontré une grande variété de cas de traumatismes parmi les survivants. »
02h05 – 02h50
Vidéo : opérations de sauvetage avec images de survivants extraits des décombres, volontaires transportant un patient, à l’aide d’une civière, vers une ambulance. Ambulance de passage. Intérieur d’un établissement de santé soutenu par le CICR : matériel en train d’être utilisé, personnel à l’œuvre et présence de membres du personnel du ministère de la Santé
Aung Htet Moe, volontaire de l’organisation Myanmar Rescue, parle à la caméra (en birman) :
« Dans une opération de secours, le moment où l’on réussit à extraire une personne et que l’on se rend compte qu’elle est encore vivante, ce moment représente tout pour nous. En tant que secouristes, même si l’on ne tire aucun bénéfice matériel de nos efforts, la simple joie de savoir que nous avons sauvé une vie nous procure une immense satisfaction. C’est tout simplement l’essence même de l’activité de sauvetage. »
02h50 – 03h35
Vidéo : le centre du Myanmar un an après - plans montrant des abris et l’aide apportée aux camps de déplacés, ainsi que des monastères. Plan sur l’extérieur de l’hôpital de Tada-U. Vidéo de la salle d’opération avec Ross, et du fonctionnement de l’hôpital.
Ross Farmery parlant à la caméra à l’extérieur de l’hôpital de Tada-U (en anglais) :
« Je suis heureux de constater combien Mandalay et les régions alentour qui ont été touchées, dans le centre du Myanmar, ont rebondi, ce qui démontre la résilience des populations locales. Mais il est important de reconnaître que les communautés étaient déjà fragilisées par le conflit, et que le conflit se poursuit. Le séisme alourdit encore davantage le fardeau qui pèse sur ces communautés. »
03h35 – 04h15
Vidéo : village de Kyun Sin. Ma Moth Moth Lwin dans son quotidien, près de sa maison remise en état. Plan large du village - calme, ordinaire, en plein relèvement. Elle parle à la caméra (en birman).
« C’est grâce à l’aide du CICR que je peux à nouveau me tenir debout. Sans cela, je n’aurais pas su à qui demander de l’aide. »
04:15 FIN
Carton final : Logo du CICR
Fin