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27-10-2022 | Latest News , Africa

Mali: Présidente du CICR, en visite au Mali, où le changement climatique et les conflits frappent durement la population du Sahel

Le Mali est actuellement en proie à d’immenses difficultés humanitaires. La population doit y affronter simultanément un conflit, le changement climatique et une profonde crise alimentaire. Cumulés, ces facteurs forment un engrenage mortel.

Plusieurs millions de personnes sont touchées.

Plus de 7,5 millions de personnes, soit un tiers de la population, ne doivent leur survie qu’à l’assistance qui leur est apportée. La situation est particulièrement critique pour les 400 000 personnes qui ont été contraintes de quitter leur foyer en raison de violences dans le pays. À Gao, les récits de souffrances inimaginables sont pratiquement aussi nombreux que ces personnes déplacées, qui ont trouvé refuge par milliers dans la région, s’abritant dans des tentes de fortune, sans accès aux services élémentaires. 

« J’ai rencontré des personnes, des communautés qui ont été chassées de leurs villages. Leurs villages ont été réduits en cendres. J’ai découvert des femmes déplacées avec leurs enfants, des femmes qui parfois, ont même dû enterrer leurs enfants qui avaient succombé au cours de leur fuite. »

Lors de sa première visite au Mali en tant que présidente du Comité international de la Croix-Rouge, Mirjana Spoljaric s’est rendue à Gao, où elle a parlé à des hommes, des femmes et des enfants originaires de toute la région du Sahel, dont l’existence a été ravagée par les violences.

« Nous avons tous couru dans la forêt. Certaines femmes ont accouché et elles ont dû abandonner leurs bébés. »

« Tout au long de notre fuite, les enfants réclamaient à boire et à manger en pleurant. Des gens sont morts de soif. »

Bintou Walet Fakana, mère de dix enfants, n’a eu d’autre choix que de fuir son village après une attaque. Alors que la famille cherchait un lieu sûr, son mari a perdu la vie à cause de la déshydratation. Avec ses enfants et d’autres villageois, Bintou a été déplacée à plusieurs reprises, car leurs communautés d’accueil étaient déjà sous pression et leur demandaient à chaque fois de partir. Elle a également perdu un fils dans son périple.

Ici, le conflit fait rage alors que la pire crise alimentaire qu’ait connue le pays depuis plus de dix ans dévaste les familles. Les chocs climatiques, les pluies irrégulières et l’inflation aggravent encore la situation. Quelque 4,5 millions de personnes sont touchées par la malnutrition, et davantage encore tombent dans la pauvreté chaque jour.

« Plusieurs personnes sont mortes ici, et nous n’avons même pas trouvé les moyens d’acheter un linceul pour les enterrer. »

« En plus de la violence, nous avons subi les conséquences de la sécheresse. Les animaux n’avaient plus rien à manger, et nous non plus. Alors nous avons quitté le Burkina Faso avant que les choses empirent. »

« Nous sommes venus ici en catastrophe. Personne n’a pensé à emporter ses affaires, nous n’avons strictement rien. »

« Ce dont nous avons le plus besoin, en ce moment précis, c’est de l’eau potable et de la nourriture. Une fois que ce sera acquis, il nous faudra des soins de santé et des abris. »

Arab Ag Yaya est responsable de sa commune dans un site de déplacement à Kadji. Son parcours n’est qu’une succession de déplacements depuis les années 1990. Après avoir trouvé la paix pendant plusieurs années au Burkina Faso, en tant que réfugiés, ses compagnons et lui ont été forcés de retourner au Mali, où la situation se détériore. La violence semble les suivre où qu’ils aillent.

LISTE DES PLANS

Longueur : 8’41’’

Lieu : Gao, Mali

Date de tournage : 18, 19 et 25 octobre 2022

Réalisation : Sidi Boubacar, Halimatou Amadou, Mark Kamau

Droits d’auteur : CICR – images libres de droits

Crédité à l’écran : mention écrite ou logo du CICR

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Plan moyen. Camp de Sosso Koira, Gao

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Plan moyen. Femme et deux filles dans le cadre.

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Plan moyen. Bintou Walet Fakana assise avec ses petits-enfants.

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Gros plan. Bintou Walet Fakana.

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Interview : Bintou Walet Fakana, déplacée malienne au camp pour personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays de Sosso Koira.

Les hommes armés sont arrivés, ils ont battu et tué tous les hommes qu’ils ont trouvés sur place.

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Ils ont mis le feu aux maisons en paille, ils ont déchiré les nattes, ils ont détruit les conteneurs à eau et la nourriture. Ils ont tout détruit.

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Plan moyen. Camp de Sosso Koira au coucher de soleil avec des silhouettes de personnes marchant à l’avant-plan.

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Plan éloigné. Camp de Sosso Koira au coucher de soleil avec des silhouettes de personnes marchant à l’avant-plan.

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Plan moyen. Extérieur. La tente de Bintou Walet Fakana la nuit.

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Interview : Bintou Walet Fakana, déplacée à l’intérieur de son propre pays, à Sosso Koira, Gao, Mali.

Nous sommes tous retournés dans la forêt en courant. Certaines femmes ont accouché et abandonné leurs bébés.

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Nous avons marché toute la nuit. Les enfants pleuraient et réclamaient de l’eau ; des gens sont morts de soif.

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Plan éloigné. Bintou Walet Fakana en train de balayer en dehors de sa tente.

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Plan moyen. Interview : Bintou Walet Fakana en train de balayer en dehors de sa tente.

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Plan moyen. Une femme nourrissant son enfant.

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Plan éloigné. Sosso Koira.

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Plan moyen. Camp de Bawa.

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Divers plans. Mirjana Spoljaric, présidente du CICR, discutant avec des membres de la communauté au camp de Sosso Koira.

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Interview EN FRANÇAIS (enregistrement en anglais à suivre). Mirjana Spoljaric, présidente du CICR :

Je suis venu à Gao parce que cette région

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ici reflète tout ce qui se

passe dans le Sahel.

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Actuellement,

il y a une population ici qui se trouve

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entre violence armée

et des impacts du changement climatique.

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Ce qui amène les gens à se déplacer dans

Des hautes chiffres dans tout le Sahel.

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Enregistrement de l’interview en anglais. Mirjana Spoljaric, présidente du CICR :

J’ai rencontré des personnes, des communautés qui ont été chassées de leurs villages. Leurs villages ont été réduits en cendres. J’ai découvert des femmes déplacées avec leurs enfants, des femmes qui parfois, ont même dû enterrer leurs enfants qui avaient succombé au cours de leur fuite.

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Plan éloigné. Ossature inachevée d’un logement temporaire dans le camp de Sosso Koira. Femmes traînant un bidon d’eau à l’avant-plan.

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Divers plans. Deux femmes construisant un logement temporaire dans le camp de Sosso Koira.

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Divers plans. Mirjana Spoljaric, présidente du CICR, discutant avec des membres de la communauté au camp de Sosso Koira.

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Gros plan. Sallah Ag Yehya, chef du camp pour personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays de Kadji.

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Interview. Sallah Ag Yehya, chef du camp pour personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays de Kadji.

Plusieurs personnes sont mortes ici, et nous n’avons même pas trouvé l’argent pour acheter un linceul pour les funérailles. J’ai été obligé de prendre le tissu à crédit auprès des marchands.

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Divers plans. Femme préparant à manger au camp de Sosso Koira.

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Interview. Sallah Ag Yehya, chef du camp pour personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays de Kadji.

En plus du conflit, nous avons subi les conséquences de la sécheresse. Les animaux n’avaient plus de nourriture et nous n’en avions plus non plus, alors nous avons quitté le Burkina Faso avant que les choses empirent.

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Plan moyen. Portail de l’hôpital de Gao.

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Plan moyen. Voiture et moto entrant dans l’enceinte de l’hôpital de Gao.

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Divers plans. Patients et soignants dans les couloirs de l’hôpital de Gao.

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Interview EN FRANÇAIS (enregistrement en anglais à suivre). Mirjana Spoljaric, présidente du CICR :

Mais ce que je vois aussi et je me

trouve ici devant l’hôpital de Gao.

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C’est la pression

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sur l’accès à l’eau pour

maintenir le même niveau

00:05:14 --> 00:05:20

sur l’accès à l’eau pour

maintenir le même niveau

00:05:20 --> 00:05:25

de services médicaux,

le même accès à l’eau pour tout le monde.

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Tout d’abord aussi, la population d’ici,

la société qui vit ici.

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Nous devons veiller à ne pas créer

des ressentiments entre ceux qui doivent

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se déplacer, qui ne peuvent pas retourner

à cause de cette violence persistante,

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et ceux qui sont aussi

sous de graves pressions

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et risquent de tomber

dans des vulnérabilités beaucoup plus

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graves que celles dans lesquelles il

se trouve des gens.

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Enregistrement de l’interview en anglais. Mirjana Spoljaric, présidente du CICR :

Je constate qu’avec le nombre croissant de personnes déplacées, la pression s’intensifie sur les infrastructures locales, notamment dans les soins de santé, mais aussi pour d’autres services sociaux. Des mesures ont été prises pour l’atténuer, de sorte que la population locale ne nourrit pas de ressentiment à l’égard des personnes déplacées qui recherchent une aide, même si elle est elle-même extrêmement pauvre. Pour l’instant, nous observons une grande solidarité, mais si la situation s’enlise, il y aura davantage de personnes en détresse et les besoins seront beaucoup plus importants qu’à l’heure actuelle, y compris parmi la population locale.

00:06:35 --> 00:06:56

Interview. Sallah Ag Yehya, chef du camp pour personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays de Kadji.

Ce dont nous avons le plus besoin, c’est de l’eau potable et de la nourriture. Une fois ces besoins satisfaits, il nous faudra des soins de santé et des abris.

00:06:56 --> 00:07:15

Interview : Bintou Walet Fakana, déplacée malienne au camp pour personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays de Sosso Koira, Gao, Mali.

À chaque fois que nous allons quelque part, on nous demande de partir. Nous ne savons pas où aller. Nous pensions que nous avions trouvé refuge ici, mais les gens de la ville veulent à nouveau nous chasser. Qu’allons-nous devenir ?

00:07:15 --> 00:08:00

Divers plans intérieurs et extérieurs. Camp pour personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays de Sosso Koira.

00:08:00 --> 00:08:15

Divers plans. Personnes et bateaux sur le fleuve Niger à Gao.

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Divers plans. Tombeau des Askia à Gao.

00:08:35,--> 00:08:41

Plan éloigné. Circulation devant un monument à Gao.

Fin

Informations complémentaires :

Tarek Wheibi, CICR Bamako, +221 78 18 64 687
twheibi@icrc.org

Christoph Hanger, CICR Genève, +41 79 731 04 03
changer@icrc.org

Jason Straziuso, CICR Genève, +41 79 949 3512
jstraziuso@icrc.org

 

 

 

 

 

Duration : 8m 41s
Size : 606.8 MB
On Screen Credit: ICRC or logo

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