17-01-2018 | Latest News , Africa

République centrafricaine: la violence exacerbe une « tragédie humanitaire oubliée »

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La situation humanitaire se dégrade rapidement en République centrafricaine et la moitié de la population a besoin d’assistance, prévient le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

L’escalade de la violence a forcé une personne sur cinq à fuir son foyer, ce qui représente le niveau de déplacement le plus élevé depuis que la crise a éclaté en 2013. Le nord-ouest et le sud-est du pays sont actuellement les plus durement touchés.

« J'étais à Alindao quand la crise a éclaté, j'ai dû me réfugier chez ma tante. A mon retour à Alindao, j'ai croisé un groupe d'hommes armés qui m'ont prise et m'ont ramené chez le chef d'un village voisin. Ils m'ont tiré dessus avec mes deux enfants et je suis tombée. Moi, ils m'ont donné des coups de machette ainsi qu'à mon second fils. Je continue d'avoir mal au pied et je ne peux pas marcher. Cela est dû aux graves blessures reçues, mais ça ira. » raconte Cécile. Elle et ses deux enfants ont été victimes d’une attaque en 2017. Un des deux enfants est décédé sur le coup. Elle a été évacuée à Bambari par la Croix-Rouge Centrafricaine, puis par le CICR à Bangui.

La République centrafricaine est le pays qui connaît le plus grand nombre d’incidents touchant des travailleurs humanitaires et des personnels de santé dans le monde, ce qui nuit fortement à la fourniture des services essentiels. Rien que l’année dernière, 13 collaborateurs de la Croix-Rouge ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions.

« Notre service ne compte que deux chirurgiens et le CICR à son arrivée nous a amené deux équipes chirurgicales, ce qui faisait quatre équipes. Grâce à ces effectifs, on a pu juguler les évènements malheureux qu’on a connu dans notre pays jusqu’à ce jour. » dit le Dr Bertrand Jean-Dedieu Tekpa, chef du service de traumato-orthopédie de l’hôpital communautaire de Bangui.

« J’adresse un appel urgent à la communauté internationale pour qu’elle porte toute son attention sur ce pays et s’engage à faire davantage en faveur des personnes qui souffrent des effets de la violence. » déclare M. Maurer lors de sa visite au camp de Kaga Bandoro.

Jessica Barry, CICR Bangui, tel. (+236) 72 66 88 81 / 75 64 30 07

Jean-Yves Clémenzo, CICR Dakar, tel. +221 78 639 86 29

LISTE DES PLANS

Lieux : Bangui et Kaga Bandoro, République Centrafricaine
Durée : 6’25’’
Format : HD ready (720p) H264 Mov
Cadreurs : Hervé Serefio / Birom Seck
Langues : français, sango
Réf. CICR : AV755N
Date : janvier 2018
Copyright : CICR – libre de droits


00:00 – 00:04
Plan extérieur de l’hôpital communautaire de Bangui


00:04 – 00:08
Visite des médecins dans la salle du service de traumatologie


00:08 – 00:12
Gros plan sur la jambe d’un patient


00:12 – 01:03
Interview de Cécile, victimes d’une attaque avec ses deux enfants dont un décédé sur le coup, évacuée à Bambari par la Croix-Rouge Centrafricaine, puis par le CICR à l’hôpital communautaire de Bangui


00:12 – 00:22
« J'étais à Alindao quand la crise a éclaté, j'ai dû me réfugier chez ma tante. »


00:22 – 00:37
« A mon retour à Alindao, j'ai croisé un groupe d'hommes armés qui m'ont prise et m'ont ramenée chez le chef d'un village voisin. »


00:37 – 00:43
« Ils m'ont tiré dessus avec mes deux enfants et je suis tombée. »


00:43 – 00:52
« Moi, ils m'ont donné des coups de machette ainsi qu'à mon second fils. »


00:52 – 01:03
« Je continue d'avoir mal au pied et je ne peux pas marcher. Cela est dû aux graves blessures reçues, mais ça ira. »


01:03 – 01:14 (2 plans)

Cécile dans l’hôpital communautaire de Bangui avec une volontaire de la Croix-Rouge Centrafricaine

 

01:14 – 01:18
Samake, chef chirurgien, dans le couloir de l’hôpital communautaire de Bangui


01:18 – 01:21
L’entrée du bloc opératoire de l’hôpital communautaire de Bangui


01:21 – 01:28
Le chirurgien Samake en pleine intervention chirurgicale « Voilà en gros, ce sont des plaies par armes à feu. Vous avez vu la comminution sur la radio ? »


01:28 – 01:40 (2 plans)
L’équipe du chirurgien Samake en pleine intervention chirurgicale


01:40 – 01:53
Interview d’Abdrahamane Samake, chef chirurgien de l’hôpital communautaire de Bangui « Au titre de l’année 2017, on est présentement à 640 admissions, et à 1234 interventions chirurgicales réalisées, ce qui fait environ 100 interventions par mois. »

01:53 – 02:11
Interview du Dr Bertrand Jean-Dedieu Tekpa, chef du service de traumato-orthopédie
de l’hôpital communautaire de Bangui « Notre service ne compte que deux chirurgiens et le CICR à son arrivée nous a amené deux équipes chirurgicales, ce qui faisait quatre équipes. Grâce à ces effectifs, on a pu juguler les évènements malheureux qu’on a connu dans notre pays jusqu’à ce jour. »


02:11 – 02:15
Vue extérieure du centre de santé Henri Dunant


02:15 – 02:23 (2 plans)
Patiente en consultation au centre de santé Henri Dunant


02:23 – 02:53
Interview du Dr Ferdinand Etienne Gbagba, Coordinateur Médical CRCA


02:23 – 02:53
« L’effectif du personnel en son temps était vraiment réduit, à tel point que le centre ne pouvait pas rester ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ce qui fait que la prise en charge des urgences pendant les weekends et pendant les jours fériés posaient problème. C’est ainsi que le CICR qui est notre partenaire du mouvement a décidé donc d’apporter un appui pour aider le centre à rester ouvert 24 heures sur 24. »


02:53 – 03:06 (2 plans)
Peter Maurer discutant avec des déplacés du camp de Kaga Bandoro


03:06 – 03:10
Vue du camp de Kaga Bandoro


03:10 – 03:13
Famille de déplacés dans le camp de Kaga Bandoro


03:13 – 03:17
Entrée du site de Mbella où ont lieu les activités psychosociales pour enfants


03:17 – 03:25
Présentation de dessins d’enfants déplacés à Peter Maurer


03:25 – 03:37
Enfants déplacés en train de dessiner


03:37 – 03:48
Grand groupe d’enfants déplacés en train de chanter


03:48 – 05:26
Interview de Peter Maurer, Président du CICR


03:48 – 04:05
Je suis venu ici, après quatre ans pour la deuxième fois à Kaga Bandoro. Je constate que le conflit a toujours un impact énorme, qu’il y a des populations déplacées depuis des années et des populations nouvellement déplacées.


04:05 – 04:30
N’oublions pas que la Centrafrique est un des pays où il y le plus de population
 interne déplacée d’Afrique : 20% de la population dans son ensemble est déplacée,50% de la population centrafricaine ont besoin d’activité humanitaire, donc les besoins sont énormes et les attentes sont énormes.


04:30 – 04:52
J’attire l’attention de la communauté internationale sur ce qui se passe ici et je demande une attention accrue pour ceux qui souffrent des impacts de la violencepour mitiger, pour adresser leurs besoins matériels mais aussi psychosociaux.

 
04:52 – 05:12
La Centrafrique, malheureusement est aussi le pays qui montre le plus de dangers pour les travailleurs humanitaires. L’année 2017 a été particulièrement difficile. Le CICR même et la Croix-Rouge centrafricaine ont subi des morts.


05:12 – 05:26
Et j’espère que notre engagement avec toutes les parties au conflit, notre engagement neutre, impartial et indépendant, permettra de sortir de ce dynamisme de violence contre les travailleurs humanitaires qui est inacceptable.


05:26 – 05:50
Interview de Hawa Oumarou, veuve et mère de neuf enfants dont un est décédé, ancienne apicultrice rescapée des violences intercommunautaires et déplacée dans le camp de Kaga Bandoro


05:26 – 05:29
Nous avons tout perdu.


05:29 – 05:34
C’est grâce à la cueillette de mon fils aîné que j’arrive à nourrir les plus jeunes.


05:34 – 05:37
S’il ne trouve rien, personne ne mange.


05:37 – 05:42
C’est très dur pour les enfants et moi.


05:42 – 05:48
Ils n’ont ni nourriture, ni vêtements, ni chaussures.


05:48 – 05:50
Ils ont froid mais je suis impuissante.


05:50 – 06:24
Interview de Makaï Sambo Mbororo, ancien propriétaire de plus de cinq cents boeufs et deux magasins, déplacé dans le camp de Kaga Bandoro avec à sa charge quatre femmes et 14 enfants


05:50 – 05:57
Avant la crise, j’avais trois troupeaux de boeufs et deux magasins.


05:57 – 06:03
J’ai vraiment tout perdu.


06:03 – 06:05
Quatre de mes frères ont été tués.


06:05 – 06:09
Tous leurs enfants sont à ma charge.


06:09 – 06:14
Je suis dépassé par ce qui m’arrive.


06:14 – 06:17
De plus, Il n’y a plus de puits. Il ne reste que le forage.


06:17 – 06:20
Cela est source de tension entre nous.


06:20 – 06:24
Il n’y a pas assez d’eau. Seulement, l’eau c’est la vie.


06:24
Fin

Duration : 6m 25s
Size : 452.8 MB

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