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28-09-2013 | Europe & Central Asia , The Americas

Joueurs de jeux vidéo expérience dilemmes réel soldat

Chaque jour, des millions de personnes dans le monde entier mènent une guerre virtuelle par l'entremise des jeux vidéo. Les enfants et les adultes, notamment les soldats enrôlés et les jeunes recrues, sont fascinés par le fait d'incarner le rôle de combattants « militainment » (contraction de military et entertainment) pendant leurs loisirs.

La dernière version d'un grand jeu de bataille qui applique de nombreux éléments du droit de la guerre sera commercialisée ce mois-ci. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a commencé à travailler avec les développeurs de jeux vidéo afin que les joueurs de ces jeux vidéo soient confrontés aux mêmes dilemmes que les vrais soldats.

Bien qu'ils soient très divertissants, certains jeux vidéo donnent l'impression que des actes interdits, comme la torture et les exécutions extrajudiciaires, sont des comportements normaux.

Pour les militaires, ces « jeux de tir subjectif en ligne » peuvent merveilleusement bien être adaptés pour dispenser une formation, ce dont ŠpanÄ?l Marek, PDG des jeux interactifs Bohemia Studio est bien conscient.

« Notre série ARMA fait partie de nos jeux les plus reconnus qui s'efforcent d'offrir une expérience militaire authentique sur ordinateur », explique ŠpanÄ?l. « Ces jeux sont utilisés par nombre d'organisations militaires différentes de par le monde - aux États-Unis, en Australie, au Royaume-Uni, en Suède, sur l'ensemble des pays de l'OTAN parce qu'ils reconnaissent qu'ARMA est une méthode de formation efficace. »

Il ressort d'une étude menée aux États-Unis que les militaires et les recrues potentielles jouent aux jeux vidéo beaucoup plus que l'ensemble de la population.

Explication de François Sénéchaud du CICR : « Les jeux vidéo qui représentent des champs de bataille contemporains sont très proches de la réalité et il est en fait très difficile de faire la différence entre des images réelles et des images d'un jeu vidéo. D’après nous, il faut s'approcher encore plus près de la réalité et inclure les règles et lois des conflits armés ».

En Allemagne, un récent salon de jeux vidéo a attiré 340 000 joueurs, ce qui représente un taux de fréquentation record dans le monde. Ces chiffres montrent que les jeux vidéo ont un très vaste public qui n’est pas restreint aux militaires.

Lors du salon GamesCom, Bohemia a présenté son nouveau jeu ARMA 3. Dernier de la série, ce jeu force le joueur à réfléchir aux dommages collatéraux et donc à s'interroger sur la légalité des armes. Ceux qui tirent sur des civils encourent également une sanction.

Les jeux de Bohemia ne représentent pas la torture, mais bon nombre de jeux vont jusqu'à récompenser les joueurs pour de telles violations du droit international humanitaire. Une étude suisse menée en 2009 a identifié des violations courantes décrites dans les jeux vidéo les plus populaires, comme les attaques intentionnelles contre des civils sans aucun avantage militaire et les traitements cruels, inhumains ou dégradants pendant l'interrogatoire.

En introduisant dans les jeux les règles réelles de la guerre, les joueurs sont sensibilisés aux comportements qui sont autorisés sur un véritable champ de bataille - et inversement aux comportements illégaux.

Selon Sénéchaud : « Il est impossible que les joueurs ne puissent pas tirer les leçons de cette expérience, car ils répètent tout le temps les mêmes gestes, ce que les militaires appellent l’acquisition de réflexes ».

Ivan Buchta, un des développeurs de programmes informatiques de Bohemia, se félicite de cette idée : « Lorsque nous avons été contactés pour la première fois par le CICR qui nous a proposé une consultation sur le droit international humanitaire, j'ai tout de suite pensé que nous allions vraiment apprendre quelque chose de nouveau qui permettrait de rendre nos jeux plus authentiques ! »

En quoi donc l'intégration des règles de la guerre affecte-t-elle le jeu ? « Nous ne voulons pas essayer de cacher la réalité ou d'empêcher superficiellement les joueurs de faire quelque chose », explique Spanel.  « Il est possible de frapper accidentellement des cibles civiles ou des troupes amies. Dans un conflit, cela peut se produire, mais si vous agissez de la sorte alors que vous êtes entourés de troupes amies, ils vous attaqueront. »

L'usage du droit dans les jeux vidéo peut améliorer la connaissance des règles de la guerre de millions de joueurs, notamment des recrues et des soldats déployés, ce qui, à son tour, permettra d'espérer que le droit international humanitaire sera mieux respecté sur les champs de bataille de demain. 

Faits et chiffres 

  • Les premiers jeux commerciaux vidéo à pièces ont été commercialisés il y a 41 ans.
  • Les jeux sur ordinateur sont aujourd’hui une branche de loisirs dont le chiffre d'affaires s'élève à 25 milliards de dollars par an.
  • 99% des garçons américains jouent à des jeux vidéo en moyenne huit heures par semaine (Lenhart et al, 2008). 
  • Alors que la plupart des jeux vidéo ne représentent pas une situation de combat ou une forme de violence, les jeux qui les représentent sont très lucratifs (plusieurs milliards de dollars).
  • Le jeu de tir subjectif en ligne, Counter Strike, compte 62 142 joueurs en ligne par jour. Et le jeu Starcraft est si populaire en Corée, qu'il existe des ligues professionnelles et une population de joueurs estimée à quelque 50 000 joueurs en ligne par jour.
  • Recourir à des jeux vidéo comme moyen d'influence ne se limite pas aux forces armées des États-Unis ou du monde occidental. Under Siege (Tahta - al Hisar), un jeu vidéo développé et produit à Damas (Syrie), prend pour base le script familier des soldats américains comme héros de bataille dans les pays musulmans. Se déroulant durant la seconde Intifada et conçu pour les jeunes arabes, Under Siege présente ce conflit, tel qu'il est vu au Moyen-Orient. Les joueurs peuvent y jouer le rôle d'un jeune Palestinien face à l'occupation israélienne. Le jeu vidéo du Hezbollah, Special Forces 2 - Tale of the Truthful Pledge, qui fait suite à Special Force (2003), adopte une approche similaire. La deuxième édition représente un conflit armé entre Israël et le Hezbollah, basé sur les phases clés du conflit armé de 2006.


Liste des plans

Lieu de tournage : Cologne, Allemagne + images du jeu vidéo avec la courtoisie de Bohemia Interactive Studio
Durée : 8'08
Format : Mov / 16:9 / HD et SD
Production : Janet Powell
Cameraman : Nicola Fell
Son : anglais
Référence CICR : AV0106N
Date de tournage : août 2013

Droits : CICR – accès libre 

0:00 Divers hélicoptères tirant de nuit + plan nocturne

00:38 Divers plans d'avions de combat et de chars pendant la journée

00:54 Plusieurs soldats en train de tirer

01:54 EXTRAIT SONORE : Marek ŠpanÄ?l, PDG de Bohemia Interactive Studio (en anglais)
« Nos jeux les plus reconnus sont notre série ARMA qui s'efforce d'offrir une expérience militaire authentique sur ordinateur.

02:10 Ces jeux sont utilisés par nombre d'armées différentes à travers le monde - aux États-Unis, en Australie, au Royaume-Uni, en Suède, sur l'ensemble des pays de l'OTAN parce qu'ils reconnaissent qu’il s'agit d'une méthode de formation efficace. »

02:31 Plusieurs plans de François Sénéchaud jouant à des jeux informatiques

03:08 EXTRAIT SONORE: François Sénéchaud, Chef de la Division de l'intégration et de la promotion du droit, Comité international de la Croix-Rouge (en anglais)
« Les jeux vidéo qui représentent des champs de bataille contemporains sont très proches de la réalité et il est en fait très difficile de faire la différence entre des images réelles et des images d'un jeu vidéo. D’après nous, il faut s'approcher encore plus près de la réalité et inclure les règles et lois des conflits armés. »   

3:29 Plans extérieurs de Games Com, Cologne, Allemagne

3:55 Queues de joueurs à l'intérieur du salon de jeux

4:06 Hommes habillés en soldats

4:10 Divers plans de projections de jeux vidéo sur grands écrans

4:22 Joueurs jouant dans des cercueils

4:37 Divers plans de grands écrans au salon

4:42 Personnes en train d'observer

4:47 Plans Bohemia Interactive sur des joueurs

5:45 EXTRAIT SONORE : François Sénéchaud, Chef de la Division de l'intégration et de la promotion du droit, Comité international de la Croix-Rouge (en anglais)
« Il est impossible que ceux qui jouent ces jeux ne puissent pas tirer les leçons de cette expérience, ils répètent les mêmes gestes C'est quelque chose que les militaires appellent l’acquisition de réflexes. Nous savons que les militaires jouent pour s’entraîner. Nous nous adressons aux futurs combattants, aux législateurs, aux décideurs et aussi aux personnes qui se trouvent sur les champs de bataille contemporains. »

6:28 Divers plans de personnes jouant à des jeux vidéo

6:39 EXTRAIT SONORE : Ivan Buchta, directeur artistique, Bohemia Interactive (en anglais)
« Lorsque nous avons été contactés pour la première fois par le CICR qui nous a proposé une consultation sur le droit international humanitaire, j'ai tout de suite pensé que nous allions vraiment apprendre quelque chose de nouveau qui permettrait de rendre nos jeux plus authentiques ! »

06:28 Divers plans de personnes jouant à des jeux vidéo

06:53 EXTRAIT SONORE : Marek ŠpanÄ?l, PDG de Bohemia Interactive (en anglais)
« Nous ne voulons pas essayer de cacher la réalité ou d'empêcher superficiellement les joueurs de faire quelque chose. Il est possible de frapper accidentellement des cibles civiles ou des troupes amies – ce n'est pas toujours possible de l'éviter. Si vous êtes dans un conflit, cela peut arriver. Mais nous réalisons que certains joueurs viennent jouer, prennent le fusil et tirent sur tout ce qui bouge, ce qui, pour nous, n'est simplement pas juste. Nous introduisons donc un mécanisme qui fait en sorte que si vous agissez de la sorte et êtes entourés de troupes amies, elles vous attaqueront. »

07:34 Diverses personnes jouant à des jeux vidéo.

8:08 FIN

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