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08-02-2013 | Africa

CAR: MALGRÉ accord de paix, des milliers Vivre dans l'incertitude

En République centrafricaine, moins d’un mois après la signature d’un accord de paix (accord de Libreville), des milliers de personnes vivent dans l’incertitude. Des combats risquent d’éclater à tout moment et de nombreuses personnes sont encore déplacées, ne sachant pas si elles doivent ou non rentrer chez elles.

« L’effet de l’accord de Libreville n’est pas perceptible sur le terrain », déclare Gabriel Mukalai, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « Il n’y a pas de réseau téléphonique. Les gens sont sous-informés, on ne sait même pas de quoi on a parlé. C’est comme s’il n’y avait pas eu d’accord de paix ».

Écoles pillées, maisons endommagées… les récents affrontements ont laissé de nombreuses traces encore bien visibles. Blandine Emara, éducatrice dans un jardin d’enfants et mère de deux enfants, a trop peur pour rentrer chez elle. « Depuis que nous sommes arrivés ici, je n’ai pas remis les pieds chez moi. La dernière fois que j’ai vu ma maison, la porte était cassée. Ils avaient tout pris. Je n’ai pas le courage de retourner là-bas. »

L’accès aux soins médicaux pose aussi des problèmes et le CICR évacue par avion les personnes qui ont besoin de soins urgents. Dans le nord du pays, il a ainsi évacué des combattants et des civils blessés vers Bangui pour qu’ils y soient soignés.

De nombreuses personnes sont trop effrayées pour cultiver leurs terres. Si la situation n’évolue pas, il sera ensuite trop tard pour semer et la pénurie alimentaire s’aggravera. Achta Oumar, agricultrice et mère de quatre enfants, déclare : « Nous souffrons vraiment ici. Nous n’avons rien mangé depuis ce matin. Nos enfants dorment à même le sol. J’ai envie de pleurer. »

Le personnel des services des eaux a fui, laissant les habitants sans eau potable, ni services d’assainissement. Afin de prévenir l’apparition de maladies, le CICR a donc pris en charge le traitement et la distribution de l’eau à Ndélé, une grande ville du nord de la République centrafricaine. « L’accès aux latrines était très important, car il y avait un afflux de populations. Sans latrines, il y a de grands risques d’épidémies », explique Gabriel Mukalai.

Le CICR distribue quotidiennement 18 000 litres d’eau potable à quelque 1 000 personnes déplacées à Ndélé, avec le soutien de volontaires de la Société de la Croix-Rouge centrafricaine.

Vous trouverez les derniers faits et chiffres à l’adresse suivante :

www.icrc.org/eng/where-we-work/africa/central-african-republic/index.jsp

LISTe des plans

Lieu : Ndélé, République centrafricaine
Date : 20 et 21 janvier 2013
Durée : 3:58
Format : Mpeg2 / 16:9 / SD
Production : Nawaz Shah
Caméra : Serge Kossouate Belalengbi
Son : français et sango
Réf. CICR : AV055A CAR Displaced

Copyright : CICR – libre de droits

0:00 Diverses images d’une évacuation médicale à l’aérodrome de Ndélé (plan panoramique de l’avion du CICR, voiture du CICR reculant vers l’avion, blessé montant dans l’avion et deux vues du décollage de l’avion du CICR)

0:32 Diverses images de l’école mise à sac (plan panoramique de l’extérieur de l’école et deux vues des salles pillées et vandalisées)

0:49 extrait sonore Gabriel Mukalai, chef de la sous-délégation du CICR à Ndélé (en français)
« Les accords de Libreville sur le terrain ne sont pas perceptibles. Il n’y a pas de réseau téléphonique. Les gens sont d’abord sous-informés. On ne sait même pas de quoi on a parlé et les résultats ne sont pas encore visibles ici sur le terrain. C’est comme s’il n’y avait pas d’accord. La situation c’est le statu quo ici sur le terrain. »

01:09 Plan panoramique d’enfants déplacés

01:23 extrait sonore Blandine Emara, éducatrice dans un jardin d’enfants (en français)
« Après les coups de fusil nous avons eu peur. Nous sommes partis d’abord une semaine en brousse, nous avons dormi sur l’herbe et ensuite nous sommes venus ici. »

01:32 Plan panoramique de personnes déplacées.

01:44 extrait sonore Blandine Emara, éducatrice dans un jardin d’enfants (en français)
« Depuis que nous nous sommes déplacés pour venir ici je n’ai jamais remis les pieds au quartier. Je suis repartie deux fois pour rechercher mes affaires et j’ai vu que la porte était cassée. Ils ont ramassé tout. Aujourd’hui je n’ai pas le courage de retourner là-bas. »

01:58 Vue d’une femme portant un enfant et gros plan sur un enfant.

02:10 extrait sonore Achta Oumar, agricultrice (en sango)
« Nous souffrons vraiment ici. Nous n’avons rien mangé depuis ce matin. Nos enfants dorment à même le sol. Ça me donne envie de pleurer. »

02:18 Différentes vues prises à l’aérodrome de Ndélé (plan panoramique d’une tente et de personnes déplacées, deux vues d’une femme en train de cuisiner)

02:38 Vue du camion-citerne du CICR

02:49 Deux vues du traitement de l’eau

03:05 Vue du réservoir d’eau à l’aérodrome de Ndélé

03:10 Des personnes déplacées s’approvisionnent en eau

03:16 extrait sonore Gabriel Mukalai, chef de la sous-délégation du CICR à Ndélé (en français)
« L’accès aux latrines était très très important parce qu’il y avait d’abord un afflux de populations et il y a des risques d’avoir des épidémies s’il n’y a pas de latrines. L’eau est tellement importante, ça c’est pour que la population arrive à vivre. »

03:35 – 03:56 Diverses vues de personnes déplacées en train de s’approvisionner en eau.

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